3.1.2) La cogestion à l’épreuve des faits
Par Jef Blanc-Gras,
décembre 2006 - Evolution des relations sociales
Laissez votre commentaire...
On peut dire pourtant que ce système a fait ses preuves, même si ses détracteurs lui reprochent de constituer une distorsion de concurrence dans une économie mondialisée. Les organisations syndicales aspirent d’ailleurs à le voir étendu aux entreprises de 1000 salariés.
La cogestion en Allemagne (Mitbestimmung) implique le consensus et l’acceptation par les dirigeants syndicaux de la légitimité des plans patronaux. Les observateurs extérieurs mettent en avant les avantages du système. Si de 1951 à 1957 l’Allemagne a connu 5 grandes grèves, la situation s’est ensuite nettement stabilisée et ce pays se distingue nettement des autres pays européens (exception faite de la Suisse).
Dans une situation de crise, la participation des syndicats aux décisions stratégiques se révèle particulièrement efficace. Ainsi, l’entreprise EnBW, numéro 3 de l’énergie, a vu passer, entre 2003 et 2004, ses effectifs de 40 000 à 20 000, sans licenciement ni jour de grève. Un tel scénario est difficilement imaginable en France… Pour le directeur du groupe, « Cela n’aurait pas été possible sans l’implication et la coopération des représentants du personnel ».

Télécharger en pdf







Aucun commentaire pour le moment.
Aucun trackback.
Les trackbacks pour ce billet sont fermés.