Dans les faits, pour efficace qu’il soit, le système allemand a toujours souffert de lacunes sur le plan des solidarités, générant par son fort niveau de protection dans les grandes entreprises une forte segmentation du marché du travail. On se souvient de l’ouvrage de Wallraff Günter, « Tête de Turc » , qui met l’accent sur un marché secondaire du travail, sur lequel on trouve une forte population émigrée et dont les conditions de travail son particulièrement préoccupantes. Mais cette situation n’est pas exclusive à l’Allemagne…

Aujourd’hui il est difficile de dire si la baisse d’influence du syndicalisme allemand est davantage le fait de la mondialisation de l’économie, de l’individualisme ou de la réunification. Le fait est que le syndicalisme allemand a connu une réelle érosion et que sa capacité à négocier des compromis a été mise en cause par l’échec en 2003 des grèves d’IG Metal dans les länders de l’Est.

La centrale parait aujourd’hui divisée sur la conduite à adopter face à des évolutions jugées par certains inéluctables et nécessitant des adaptations.

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