3.4.3) S’impliquer dans l’organisation du travail
Par Jef Blanc-Gras,
décembre 2006 - Evolution des relations sociales
Laissez votre commentaire...
On sait que l’organisation du travail a une incidence directe sur les conditions de travail, sur la santé physique et psychologique des salariés. Les CHS ont permis une meilleure prise en compte des risques physiques et travaillent sur des approches ergonomiques pour trouver des solutions aux problèmes de TMS (Troubles Musculo Squelettiques). Il est en revanche plus complexe de faire prendre en compte les problèmes liés à la souffrance psychologique au travail, dont l’approche est de plus en plus individuelle.
Avec le mouvement des Ressources Humaines, on pouvait penser que le compromis était à portée de main. En accolant au cigle CHS les deux lettres CT pour Conditions de Travail, on pouvait estimer avoir fait un grand pas. Les syndicats pouvaient alors jouer à la fois un rôle d’alerte et de suggestion.
Mais, la recherche de résultats à cours terme, le besoin de réactivité, directement reliée à la flexibilité, à l’incertitude, à l’insécurité contredit l’approche pacifiée des relations sociales que certains appelaient de leurs vœux.
Là aussi, les évolutions doivent inciter les syndicats à être plus présents sur le terrain de l’organisation du travail. Mais cette implication accrue ne peut pas être déconnectée d’une plus grande implication dans la gestion économique. L’acteur collectif doit pouvoir se saisir de toutes les données du problème. Il doit avoir une parfaite connaissance des données économiques pour pouvoir faire des contres propositions crédibles et penser des alternatives qui peuvent déboucher sur des compromis qui prendraient en compte l’intérêt de l’entreprise dans toutes ses composantes, incluant les salariés.
Suite : 3.4.4) S’impliquer dans la construction et le contrôle des règles de gestion

Télécharger en pdf







Aucun commentaire pour le moment.
Aucun trackback.
Les trackbacks pour ce billet sont fermés.