Nous avons noté une profonde morosité qui ne semble pas de nature à inciter les acteurs collectifs à aller de l’avant et à impulser une modification des rapports sociaux sur le terrain. Tous semblent attendre un évènement majeur avec un mélange de crainte et d’espoir comme si du chaos, qui semble pour certains inévitable, pouvait renaître de nouvelles perspectives.

Les termes entendus sont : dubitatif, interrogatif, pas très optimiste et même carrément pessimiste.

« On sent dans les rangs des militants une certaine désespérance… Il est nécessaire de sortir de l’ultra libéralisme sans quoi nous allons dans le mur ». (CFTC)

«Seule une prise de conscience de l’asservissement du monde salarial au monde du capital pouvant provoquer une crise majeure qui permettrait de rétablir l’impérieuse nécessité de dialoguer… et le regain de la syndicalisation » (FO)

L’espoir, pour ce militant CFDT, pourrait venir d’un rapprochement avec une CGT qui semble vouloir évoluer, au niveau confédéral, et avec la mise en place d’un dialogue social décentralisé permettant d’impliquer plus les adhérents et les salariés et de les rapprocher des décisions.

Pour la CGT, s’il est incontestable que l’on assiste à une recrudescence du militantisme traditionnel, les évènements récents du CPE montrent une jeunesse porteuse de valeurs qui rassure.

Suite : Conclusion de la sous hypothèse 1