3.3) Sous hypothèse 2 : La réticente de la direction à partager son pouvoir de gestion
Par Jef Blanc-Gras,
décembre 2006 - Evolution des relations sociales
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Notre objectif, lors des entretiens avec des responsables de France-Télécom, était de vérifier que ces derniers, à leur niveau et au niveau plus général de l’entreprise, ne souhaitaient pas voir les syndicats plus impliqués dans la gestion. Nous avons articulé nos entretiens autour de 4 thèmes :
- L’approche sur le rôle des syndicats (3.3.1)
- L’approche plus individuelle de la gestion des salariés (3.3.2)
- Les marges de manœuvre pour négocier (3.3.3)
- Les évolutions envisageables (3.3.3)
Nous avons également eu un entretien avec l’ancien DRH du groupe, Bernard Bresson qui nous permet d’avoir une autre perspective sur le sujet .
Sur l’ensemble de la problématique, nous notons la réaction de Bernard Bresson, pour qui France-Télécom est effectivement passé, ces dernières années, d’une gestion égalitariste, (même si on ne peut pas parler vraiment, selon lui, de taylorisme) à une gestion basée sur l’équité.
« Le fonctionnaire avait un grade issu d’un concours, il appartenait à un corps. Le nouveau système prend en compte l’activité réellement exercée et nous avons vu toute la difficulté à trouver un équilibre. Le cas de France-Télécom est intéressant de ce point de vue. Il est difficile d’arriver à une perception collective et partagée de l’équité, tant sur des critères purement professionnels que sur des critères économiques, liées à ce que chacun apporte réellement au développement de l’entreprise ».
Pour Bernard Bresson nous sommes là devant une spécificité française, d’autres pays, comme l’Allemagne ne rencontrant pas ces difficultés.

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